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DENIS DIDEROT

(1713-1784)

E'crivain, Philosophe, Encyclopédiste et Figure éminente de l'esprit des Lumières Denis Diderot a vu le jour il y a trois cents ans

Denis Diderot est né à Langres (dans la Haute-Marne, département appartenant à l'actuelle région Champagne-Ardenne), le 5 octobre 1713, au sein d'une famille de la bourgeoisie aisée. Son père, maître coutelier, était particulièrement apprécié dans la ville de Langres, et signait toutes ses œuvres du sceau de la famille.

Les parents de Denis Diderot étaient fort pieux, et eurent six enfants, dont quatre seulement parvinrent à l'âge adulte. Denis était l'aîné de cette fratrie, dont chaque membre joua un rôle important dans sa vie. Ainsi, sa sœur Angélique (1720-1749), qui se fit ursuline, mourut jeune, au couvent et inspira le personnage de La Religieuse. Sa mort provoqua une reconsidération de ses conceptions religieuses, qui mena Denis Diderot à l'athéisme. Son frère Didier-Pierre (1722-1787), en revanche, devint chanoine de la cathédrale, grand-archidiacre du diocèse, et fonda les écoles chrétiennes de Langres. Tout au long de leur vie, les relations entre les deux frères connurent des tensions, et tout particulièrement sur les questions portant sur la liberté religieuse. Denise (1715-1797), qui resta au pays, servit de lien permanent entre Denis Diderot et sa région natale.

Son père, qui l'avait destiné à la vie ecclésiastique, lui fit suivre des études au Collège des Jésuites de Langres. À l'âge de treize ans, il reçut la tonsure. Dans cet établissement, Denis Diderot acquit des

connaissances profondes et s'illustra tout particulièrement en langue latine. Il reçut d'ailleurs de nombreux prix dans cette discipline.

En 1726, Denis Diderot partit pour Paris où il poursuivit des études de théologie, de philosophie ainsi que de droit afin de « se dévouer corps et âme à cette première vocation. Il convenait désormais de l'appeler « l'abbé Diderot » [1]. Mais à Paris, il se détourna de sa vocation ecclésiastique et mena une vie de bohème. De 1733 à 1743, pour gagner sa vie, il travailla comme clerc d'un procureur langrois et alla même jusqu'à rédiger les sermons de certains prêtres. En même temps, il étudia l'anglais, les sciences et rédigea divers articles pour le Mercure de France, portant sur la physique, les mathématiques, les Beaux-Arts et l'Antiquité. Il ne cessait de consacrer toute son énergie à assouvir son insatiable curiosité envers tous les domaines du savoir. C'est au cours de cette période que Denis Diderot fit connaissance avec Jean-Jacques Rousseau et Frédéric-Melchior Grimm.

En 1742, il épousa Antoinette Champion, lingère de son état, et fille d'un manufacturier sans fortune. Le père de Denis Diderot étant opposé à cette union, celui-ci l'épousa en grand secret. Cinq années durant, leur union demeura ignorée de ses parents. Si le caractère clandestin de ce mariage peut laisser penser à un mariage d'amour, l'harmonie du couple ne fut que de courte durée. Sa première liaison connue, avec Madeleine de Puisieux, fut attestée dès 1745. Il reste que, malgré de nombreux écarts conjugaux, Denis Diderot ne délaissa jamais sa famillle. Avec son épouse, il eut quatre enfants, dont seule la cadette, Marie-Angélique (1753-1824), survécut. il éprouva pour cette fille une affection sans borne et se dévoua pour lui apporter toute l'aide nécessaire.

Les premiers écrits

L'année 1743 marqua le début de la carrière littéraire de Denis Diderot, par le biais de la traduction. Il traduisit The Grecian history (Histoire de la Grèce) de Temple Stanyan.

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Puis, en 1745, publia une traduction, largement augmentée de ses réflexions personnelles, de An Inquiry concerning virtue or merit (Essai sur le mérite et la vertu) de Shaftesbury. C'est de cette œuvre qu'il extrait l'idée d'une lutte nécessaire contre le fanatisme et la superstition. Il trouve aussi dans cet essai un écho à ses propres réflexions sur la vertu. Il pense, en effet, tout comme le philosophe anglais, que celle-ci n'est pas fondamentalement liée à une quelconque conception religieuse, mais qu'elle peut être naturelle. En 1746, parut sa première œuvre personnelle, les Pensées philosophiques. Ce livre fait alterner quatre points de vue différents, celui du chrétien, celui du déiste, celui de l'athée et celui du sceptique. Dès lors, Denis Diderot sera considéré comme un provocateur. Et les Pensées philosophiques seront brûlées sur ordre du Parlement de Paris pour les propos, jugés choquants, de leur auteur.

De 1746 à 1748, Denis Diderot travaille à la traduction du Medicinal dictionary, avec Marc-Antoine Eidous et François-Vincent Toussaint. En 1748, il publie les Bijoux indiscrets, conte parodiant la vie à la cour, ainsi que des Mémoires sur différents sujets de mathématiques, ces derniers jetant les bases de sa renommée de mathématicien.

En 1746, Denis Diderot rencontre Jean le Rond d'Alembert (1717-1783) qui était mathématicien et philosophe. Cette rencontre changea le cours de sa vie : il se consacrera alors, pendant plus de vingt ans, à la rédaction de l'Encyclopédie.

Denis Diderot est incarcéré

Il n'était pas facile de faire œuvre de penseur à l'époque des Lumières. La censure était omniprésente et toute puissante. Souvent, les gens pouvaient se retrouver en prison pour leurs propos. Denis Diderot passa lui aussi par cette épreuve pour avoir publié, en 1749, La lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient. Il y exposait des positions matérialistes et en vint même à démontrer la faiblesse de certaines preuves de l'existence de Dieu. Ce livre fut condamné à être brûlé, par l'Église, et Denis Diderot connut le cachot, à Vincennes pendant trois mois.

Cette éprouvante détention le traumatisa. Elle le persuada en outre d'adopter la plus

grande prudence dans ses publications. C'est ainsi qu'il préféra repousser la publication de certains de ses ouvrages jusqu'après sa mort.

Naissance et évolution de l'Encyclopédie

Tout commença par une demande du libraire André le Breton qui lui offrit de traduire en français la Cyclopœdia, un Dictionnaire des arts et des sciences, de l'éditeur anglais Ephraïm Chambers. Ainsi naquit le projet de l'Encyclopédie ou

Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers. Il est important de noter que « dans la langue du XVIIIe siècle, l'art désigne tout ce qui est le résultat de l'action humaine et non d'une production spontanée de la nature. Par conséquent, les « arts » sont toutes les activités humaines : celles qui font appel au travail manuel ou à celui des machines (les arts mécaniques, dont la science de la mécanique et tous les métiers) ; celles qui privilégient le travail de l'esprit (arts libéraux, comme l'astronomie, la musique, la logique) ; enfin celles qui privilégient l'imagination (les Beaux-Arts) » [http://www.univ-paris-diderot.fr/ diderot/presentation/savie.html].

À l' époque, Internet n'existait évidemment pas. De plus, on manquait cruellement de dictionnaires pour se documenter. Denis Diderot releva le défi consistant à fournir de l'information accessible à tous. Ce fut un travail titanesque : il recruta des auteurs, dirigea, coordonna, corrigea et fit face à toutes les difficultés (censure, interdiction, manque de capitaux, défections...). Lui-même écrivit plus d'un millier d'articles. Ses compétences étaient étonamment variées : outre une solide culture humaniste, une sérieuse formation philosophique aussi bien que théologique, une connaissance profonde des mathématiques comme de la physique, une véritable culture historique auxquelles s'ajoutaient une bonne maîtrise de l'anglais (ce qui était rare à l'époque) ainsi qu'un grand intérêt pour la technologie et le travail manuel, sans oublier une curiosité universelle autant qu'insatiable.

Dans cette tâche, Denis Diderot se montra d'une exceptionnelle conscience professionnelle, doublée d'une grande rigueur intellectuelle, en dépit d'une rémunération plutôt médiocre aux éventuels

bénéfices de l'entreprise. Quels que fussent les problèmes politiques, éditoriaux, financiers ou commerciaux, y compris lorsque l'éditeur se permit de revoir de son propre chef certains textes, il assuma ses responsabilités jusqu'au bout. Sans son acharnement, l'Encyclopédie n'aurait jamais vu le jour.

La rédaction du dictionnaire prit plus de vingt-quatre ans. Au départ l'Encyclopédie devait comprendre dix volumes, mais à son achèvement, elle atteindra 28 volumes, dont 17 de discours et 11 de planches. Elle contribuera largement au prestige et à la diffusion de la culture française à l'étranger.

Afin de donner le plus grand éclat possible à l'Encyclopédie, Denis Diderot sut convaincre des collaborateurs prestigieux d'y participer. Parmi eux, on se doit de relever les noms de Jean-Jacques Rousseau, qui écrivit des articles de musique, de Voltaire pour des articles de littérature et d'histoire, et du baron d'Holbach pour d'autres portant sur la minéralogie et la métallurgie. Les Académiciens La Condamine et Marmontel participèrent également à la rédaction de l'Encyclopédie, ainsi que des aristocrates comme Saint-Lambert, de hauts fonctionnaires comme Turgot et Perronet et des artistes comme le graveur Charles Nicolas Cochin...

L'Encyclopédie connut nombre d'ennuis. Dès qu'elle abordait un point délicat, elle s'attirait les foudres de la censure ou les injures. Les deux premiers volumes furent interdits et condamnés par un arrêt du Conseil du roi. Ce n'est que grâce au soutien de Malesherbes que la publication fut reprise.

Toutefois, en 1759, l'ouvrage subit les foudres de Rome et du Parlement. Le roi révoqua les privilèges accordés pour son impression et ordonna d'en détruire les sept volumes. Cachés chez Malesherbes, les manuscrits échapperont malgré tout aux perquisitions. Denis Diderot poursuivit alors ses travaux dans le pl

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